Partager l'article ! Philosophies quotidiennes de KINI Max: Le feu qui te brûlera, c'est celui auquel tu te chauffes...: Amies Kiniennes, Amis Kinien ...
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Amies Kiniennes,
Amis Kiniens,
Bonjour,
Me revoici devant vous. Je viens juste vous dire ce qui est vrai. Figurez-vous que l’autre jour j’ai rencontré un cas d’ingratitude qui m’a laissé abasourdi. J’étais au village. Au champ pour être précis. Au moment de rentrer au village, je tombe sur un vieux qui s’est fait mal au pied. Il ne peut pas marcher. Je me propose de l’aider en le transportant sur mon dos. Et je le fais pendant les cinq kilomètres qui nous séparaient du village. Cinq kilomètres moins trois cent mètres en fait. Parce qu’il était vieux, mais gros. J’ai donc eu besoin de souffler un peu en m’arrêtant à la source. Il s’est fâché et est allé raconter partout que j’étais mal élevé et que je ne pouvais même pas aider un ainé. Quelle ingratitude vraiment.
Tout cela m’amène au proverbe du jour : Le feu auquel tu te chauffes est celui là qui te brulera. Il a en effet deux explications, la première étant celle de l’ingratitude. Car en effet, le feu auquel tu te chauffes, n’est ce pas toi qui l’as allumé ? Et s’il venait à te brûler, on pourrait à juste titre parler d’ingratitude. Et là on est tout de suite ramené à Mélissa.
Mélissa est une jolie fille, bien comme je les aime, enroulée un peu comme une guitare. Je l’ai rencontrée en février de l’an dernier. Vous me connaissez, je vous ai parlé de mon pouvoir de séduction. J’ai donc entamé mes approches vers la belle Mélissa. Elle me faisait languir, sans dire oui, sans dire non. De mars à Juin. Et puis brusquement en fin Juin, elle a rompu tout contact. Les mbenguétaires venaient d’arriver. Vous savez, ce sont les gens qui vivent en Europe et qui rentrent pendant les vacances. Comme ils sont censés être plus riches, ils font rêver les filles. On a même vu des femmes mariées aller vivre une ydille avec un mbenguétaire le temps des vacances. Mélissa a donc disparu, j’entendais seulement dire qu’on la voyait en boite avec un chaud gars...
Et puis un jour, en Septembre, après les vacances, j’étais dans un magasin, et je la vois devant moi à la caisse. Au moment de payer, elle sort un gros porte feuille rempli de liasses de billets. Elle en tend un au vendeur : « Madame c’est un faux billet ». Elle panique. Elle en tend un autre. « Madame, c’est aussi un faux ». Tous ses billets étaient faux. Et elle de s’écrier : « des faux billets ? Donc il m’a violé en fait ! Après toutes les gentillesses que je lui ai faites ? Il ose me violer ? ». Je ne sais pas de quelles gentillesses elle parle, mais si c’est vrai, n’est ce pas là un flagrant délit d’ingratitude ? Je suis en train de l'aider à monter le dossier pour porter plainte. Un viol c'est quand même grave. Et en plus si elle cherche un consolateur...
Je vous disais tantôt que le proverbe du jour a deux explications, la première étant l’ingratitude. La seconde étant le fait qu’on ne peut jamais juger à l’avance si une relation, un évènement est un bienfait ou un méfait. C’est ainsi que K-Tino (artiste émérite s’il en est) a résumé cela en disant « l’eau qui sert à cuisiner le poisson est la même dans laquelle il nageait ». Que doit penser le poisson de cette eau ? Bénéfique ou néfaste ?
Tenez, mon cousin Amougou. Il a une femme, noire comme lui, mais qui a fait un enfant métisse. Elle a baragouiné des explications génétiques, mais il n’a jamais cru. Comme c’est l’enfant de sa femme, c’est aussi son enfant. C’est comme ça dans nos traditions. Mais il n’a jamais aimé cet enfant. Il était persuadé que l’enfant là ne lui attirerait que des malheurs.
A cette époque là, il venait de décrocher un nouveau job de commercial où il lui fallait sans cesse se déplacer en voiture. C’est aussi l’époque où ils ont introduit les alcotests. Ce jour là donc, il revenait d’un baptême où comme d’habitude il avait bien bu, et sa conduite devait être vraiment bizarre car la police l’a arrêté. On lui dit de souffler dans l’alcotest. Il souffle. Positif. Il dit « Non, gars, votre truc là ne marche pas. Je n’ai rien bu de toute la journée. Tenez, essayez sur ma femme ici présente, elle ne boit jamais ». Nouveau test, cette fois ci sur l’épouse. Positif. Il renchérit « je vous dis que ça ne marche pas. Tenez essayez sur l’enfant qui est là derrière, il n’a que 5 ans, vous n’allez pas me dire qu’il boit déjà ! ». Nouveau test. Aussi positif que ceux des parents. Le policier est contraint de reconnaitre que son test est sans doute défectueux. Et quand Amougou a redémarré il s’est écrié « Tu vois, j’ai bien fait de lui faire boire toutes ces bières à cet enfant. Il vient de me sauver mon job. J’allais faire comment sans permis ? ». Il s’attendait à des malheurs, il a eu un bonheur de cet enfant.
Moi-même qui vous parle là, j’ai eu une pareille mésaventure, mais à l’envers. J’avais réussi à aller aux USA avec une ONG dans laquelle j’étais. Ils devaient nous former aux trucs de démocratie là. Moi je voyais seulement les vacances tous frais payés. Là-bas, à Detroit, j’étais aux toilettes, en train de pisser. Je pensais à toutes les merveilles que j’avais vues dans la ville, quand je vois un homme qui vient se mettre debout devant une machine que je ne connaissais pas. Il se colle contre elle et ferme les yeux. Quelques minutes plus tard, il s’ne va, visiblement satisfait. Un autre vient, même manège. Même satisfaction.
Illico je me suis dit que les Blancs étaient vraiment forts. Ils avaient inventé une machine à faire des gâteries, au vu et au su de tous. Vous me connaissez, en tant qu’intellectuel, je me dois de tester par moi-même avant d’aller raconter. Ce que je n’aurais pas manqué de faire. Je vais donc devant la machine, je baisse ma braguette, j’introduis le truc dans le trou et j’attends. Pas longtemps, Une violente douleur. Et je regarde. La machine venait de me coudre un bouton sur mon truc. J’attendais un bonheur (même fugace), j’ai eu une douleur (bien vive)…
En tout cas, vous pouvez retrouvez par ailleurs Les histoires de Kini Max
Quelques commentaires :
Je voie dans le titre "le feu qui te brûlera, c'est celui auquel tu te chauffes" une autre explication qui peut se résumer à "un malheur ne vient jamais de loin". Le vieux qui se plaint est certes bien ingrat mais peut-être qu'il pense (à tort ou à raison) qu'il ne faut pas faire les choses à moitié mais je ne voie pas trop le lien avec ta maxime du titre. Mélissa : Pour elle, j'aurai plutôt pensé à "tout ce qui brille n'est pas or". En définitive, le feu qui te chauffe => bienfait (pour toi). Le feu qui te brûle => méfait (pour toi); tout ne dépend - il pas finalement du mode d'emploi des choses? Ou encore, on pourrait dire que toute action peut être considéré comme un couteau à double tranchant. Tout dépend de si on tient le manche ou la lame et quand on tient la lame, il faut la tenir du bon côté (bien pour soi) et non de l'autre côté (méfait pour soi).
je remarque une chose mon cher kini toi qui dit être beau et intelligent tu te fais toujours avoir par plus petit que toi ! ou tu es simplement victime des ingratitude le feu qui te rechauffe te brûle très souvent ou alors tu n'as pas compris que si le crocodile achete un patalon c'est qu'il sait où mettre sa queu!
bonne semaine!
ps: tu n'aurais pas un proverbe en rapport à l'emancipation de la femme? 8mars oblige!
@ samory plutôt plausible comme explication. j'aime mieux!
Bonjour Kini, Max Kini qui n'est pas petit et qui est si Intelligent et pourtant et pourtant...
Le proverbe du jour, je ne lierai pas cela à de l'ingratitude. Le vieux a sans doute été ingrat, mais surtout impatient. Kini n'a jamais dit qu'un arret à la source était aussi la fin du trajet...
Quant à Mélissa (hum, hum, hum...); son histoire pourrait tenir la route, mais tu sais que ton dégré d'intelligence est supérieur aux Kiniens que nous sommes, donc pardon attèle toi à nous concocter des histoires à notre niveau inférieur, c'est aussi comme ça qu'on prouve qu'on est intelligent.
Le proverbe plus simplement voudrait nous rappeler de l'envers de la médaille ou de la monnaie. Exple : je reprends le cas de Mélissa. Elle te met en réserve parqu'il y a les mbenguetteurs qui arrivent et supposés avoir un peu plus du fric (meme comme ils sont des mauvais coup) que des comme toi... (pauvre kini). Elle se fait "berner" en recevant des faux gros billets au lieu des vrais petits billets que tu lui aurais donné. On peut voir de l'ingratitude si on veut, mais moi j'y vois une fille prise à son propre jeu. Avait elle un contrat avec les mbenguetteurs en échange de ses "gentilesses" ? Si oui, escroquerie ou dol (lol, aide là donc dans son dossier pour le recours en justice). Pour des simples d'esprit comme nous, tu aurais peut etre dis : Comme moi Kini, j'aime les filles enroulés comme une guitare du genre Mélissa (= le feu auquel tu te chauffes), le jour où elle t'a refilé une chaude pisse (eh bien ce jour là aussi le feu t'a brulé).
Un peu comme des filles qui se chauffent (=apprécier; aimer) au chocolat, elles se bruleront (=grossir) aussi par des kilos en plus.
A la prochaine Etre supérieur Kini dit Max
Yeuye,
elle a la chaude pisse?
tu fais bien de me prévenir...